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Retour en Afrique : Guinée Conakry

Après quelques 6 années passées à suivre l’aventure parfois chaotique mais toujours intéressante du projet de Goro, je m’accorde une petite année sabbatique pour aller voir ce qu’il se passe ailleurs. Depuis fin 2003 et le réveil du secteur des matières premières, de nombreux projets sont relancés a travers le monde et ca me tenaillait depuis quelques mois de travailler sur de tels projets. Donc retour à mes premières amours : la prospection aurifère, dans le Birrimien de l’Afrique de l’Ouest, en Haute-Guinée.

La Guinée-Conakry (pour ne pas la confondre avec la Guinée Bissau ou bien la Guinée Equatoriale) peut être divisée en quatre région naturelles : les plaines côtières et larges estuaires et mangroves de la Guinée maritime ; les hautes collines du Fouta Djalon ; le bassin de la Haute-Guinée et la Guinée Forestière avec les hauts sommets des Monts Nimba (1725m).
Le pays semble béni des dieux par ses ressources naturelles, c’est un ‘véritable scandale géologique’ comme se plait à le rappeler la presse locale. Sans oublier ses immenses ressources en eau,  grâce à son relief et ses pluies abondantes, qui en font le ‘château d’eau’ de l’Afrique de l’Ouest, ou prennent leurs sources les fleuves Niger, Gambie et Sénégal.
Mais il y a un décalage certain entre la richesse intrinsèque de son sous-sol et le niveau de vie de sa population. Certainement pas de famine, même pas de malnutrition, mais une vétusté avancée des infrastructures que l’on perçoit avant même que l’avion ne se soit posé sur le tarmac de l’aéroport de Gbessia. Le survol nocturne de la capitale montre une ville plongée dans l’obscurité ou seul le quartier du président a le droit a un îlot de lumière. Délestages et coupures d’eau sont le lot quotidien de la population de Conakry. On s’étonne de voir un pays si bien loti en ressources être autant à la traîne par rapport à ses voisins. Un développement à deux vitesses et certainement une gestion désastreuse de la manne des revenus miniers.

Fouta Djalon du ciel

Voila un bref aperçu des ressources minières qui font la richesse de ce pays :

La Guinée c’est d’abord le premier exportateur mondial de bauxite, exploitée depuis des années dans la région de la Guinée maritime par la CBG et Rusal.
L’or lui est exploité depuis des siècles dans le bassin de Siguiri en Haute-Guinée avec les mines historiques du Bouré. De nos jours trois centres miniers sont en activité : Siguiri, Léro-Fayalala et Kiniéro pour une production cumulée d’environ 12 tonnes par an. Un peu plus au Sud la région de Banankoro est fameuse pour ses diamants alluvionnaires de très bonne qualité.
De très gros projets miniers ont été relancés récemment suite à la hausse du cours des matières premières. La construction d’une nouvelle usine d’alumine est remise au goût du jour avec le projet Gobal Alumina dans la région de Boké-Sangaredi. Les ressources en fer du Pic de Fon sont en cours de développement via le projet Simandou de Rio Tinto. Un peu plus au Sud de nombreux investisseurs louchent sur les énormes gisements des Monts Nimba repartis entre Guinée, Cote d’Ivoire et Libéria.
Parmi les autres indices, citons surtout le nickel sulfuré du Kakoulima (presqu’île de Conakry) et les latérites nickélifères du même massif. L’uranium attire également des prospecteurs dans le Fouta Jalon et la Haute-Guinée.

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